Coupe du Monde féminine U-20 Canada 2014 : Les groupes tirés

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 C’est samedi 1er mars, dans les très chics salons de l’Hôtel Windsor, au centre-ville de Montréal, qu’avait lieu le tirage des groupes pour la Coupe du Monde féminine U-20 de la FIFA, qui sera tenue l’été prochain, en sol canadien. 

Pour l’occasion, des représentants de tous les pays qualifiés, membres du comité exécutif FIFA et autres acteurs de la scène mondiale du football, se sont mêlés au gratin politique local, représenté notamment par l’honorable (surtout pour sa Coupe Stanley de ’93, il va sans dire) Jacques Demers et le maire de la métropole, Denis Coderre.

Après l’interminable protocole autocongratulatoire d’office, les boules ont finalement été pigées, laissant le Canada dans un groupe très jouable et créant un monstre du nom de ‘Groupe B’, auquel on a déjà accolé l’étiquette de ‘groupe de la Mort’ (voir groupes plus bas).

Suite au tirage, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec les sélectionneurs de la France et du Paraguay qui, malgré des méthodes et des moyens très différents, témoignent d’un essor commun du foot féminin dans leurs pays respectifs.

Tout d’abord le coach des Bleuettes, Gilles Eyquem :

-Les Français sont des passionnés de foot. Aiment-ils autant le foot féminin ?

« Il y a de plus en plus de Clubs de Ligue 1 , comme Lyon, le PSG et plus récemment Montpellier qui développent des équipes féminines, ce qui met de l’avant une compétition nationale de haut niveau (D1 Féminine).

Ce qui s’est passé  avec les hommes en Afrique du Sud en 2010 – l’épisode de la grève – a beaucoup marqué nos supporters et parallèlement, l’équipe féminine majeure a fait de bonnes performances aux Jeux Olympiques et à la Coupe du Monde, ce qui a amené une vague de soutien énorme au foot féminin. »

Puis, Julio Carlos Gomez, coach de la sélection féminine paraguayenne :

-Comment réagit le fan de foot paraguayen à la croissance mondiale du foot féminin ? 

«En 2013 nous avons eu la chance d’organiser le tournoi sud-américain féminin U-17, à Asuncion et Luque, et lorsque l’équipe nationale jouait, il fallait refuser des partisans aux portes des stades, tellement l’engouement était fort. 

On gagne beaucoup de terrain car on ne compte plus seulement sur les clubs, mais aussi sur la ligue universitaire, qui est devenue une excellente source de joueuses pour notre équipe nationale. Sans dire qu’il égalera le football masculin, d’ici deux à quatre ans, on s’y sera grandement rapproché. 

Pour continuer de bien se développer, ce qu’on cherche à faire c’est de consolider la ligue universitaire, en nous inspirant du modèle nord-américain. C’est bien de regarder ce qui se fait ailleurs et l’adapter à son milieu. Ce serait un grand pas en avant pour nous.»

Deux témoignages qui ne font qu’illustrer la croissance fulgurante du foot féminin au cours des dernières décennies. Une croissance qui  connaît peu de limites géographique et institutionnellement parlant.

On peut d’ores et déjà prévoir que la coupe du Monde U-20 2014 et la coupe du Monde majeure 2015 au Canada, seront de francs succès, tant au point de vue de leurs retombées économiques, que de la qualité du foot qui y sera joué, une qualité qui augmente de manière spectaculaire d’un mondial à l’autre.

Groupe A
Canada
Ghana
Finlande
RDP Corée

Groupe B
Allemagne
USA
RP Chine
Brésil

Groupe C
Angleterre
République de Corée
Mexique
Nigeria

Groupe D
Nouvelle-Zélande
Paraguay
France
Costa Rica