La Ligue 1 à la dérive?

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Alors que le foot européen progresse dans son ensemble, la Ligue 1 connaît son lot de polémiques, pas seulement liées aux résultats des gros calibres mais surtout aux nombreuses fraudes commises par les directions de divers clubs. 

Outre cette compétition féroce dans le top 4, qui fait plaisir à suivre, on ne peut passer à côté de l’élimination précoce de Lille et Saint-Étienne en Europa League avec aucune victoire en phase de groupes, mais bien neuf verdicts nuls au tableau. En Europe, il reste maintenant Paris face a Chelsea, Monaco face à Arsenal, le petit poucet Guingamp face au Dynamo Kiev et la question émerge: est-ce que le coefficient européen de la France est-en danger?

La réponse est oui. La France (Ligue 1) se retrouve sixième en Europe toutes compétitions confondues, devancée par le Portugal et tout juste devant la Russie. Rejoindre la cinquième place est trop demandant pour le moment, mais un seul faux pas et la France serait dans le rouge. La Russie talonne la France par deux maigres points, il suffirait simplement une élimination de Guingamp et une victoire du Zénit pour que la France recule. Pis encore, les championnats belge et ukrainien sont à la trace eux aussi ,et ils leur reste encore trois équipes dans les compétitions européennes. Dans la pire des situations, la Ligue 1 aurait deux places en Ligue des Champions et quatre en Ligue Europa, mais deux de ces place seraientt issues du deuxième et troisième tour de qualification. Aucun faux pas ne sera donc permis pour les clubs de l’hexagone!

Les finances en Ligue 1

Les finances des clubs n’ont rien de reluisant quant à elles. Les seuls clubs qui se paient des joueurs de haut calibre, ont des propriétaires milliardaires. Parmi les 20 équipes, le PSG dépasse tout le monde avec une valeur d’équipe de 375 millions d’euros alors que Marseille, Monaco et Lyon suivent avec des totaux 130 et 118 millions d’euros. Les reste se situe avec des valeur en deçà des 80 millions, descendant jusqu’à 24 millions d’euros. En considérant que ces équipe totalisent une trentaine de joueurs, la valeur moyenne d’un joueur en Ligue 1 est de 2,69 millions d’euros en comparaison a 4,70 millions en Allemagne, 5,70 millions en Espagne et 7,10 millions en Angleterre.

Les clubs les plus performants financièrement ne sont pas les meilleurs sportivement

Dans une étude réalisée par trois professeurs de finance de Nantes, et à la surprise générale, Saint-Étienne est le club français qui maintient le meilleur équilibre financier. Les verts ne perdent pas d’argent, tout en maîtrisant leurs revenues et en faisant bonne figure au championnat d’année en année.  Cette étude se base principalement sur les ratios liés aux entreprises (liquidités, solvabilité et rentabilité). L’AS ne se retrouve pas en tête dans toutes les catégories, elle est dans la moyenne de chacune d’entre elles, ce qui permet de déterminer que l’équipe gère bien toutes les facettes. Les Lyon, Marseille, Paris et Monaco se retrouvent parmi les pires clubs dans chacune des catégories, car ces clubs dépensent plus qu’il ne gagnent, mais depuis l’instauration du Financial Fair-Play de l’UEFA, un plan bien établi a été mis en place pour retrouver la stabilité financière.

LE FOOTBALLEUR MASQUÉ

le footballeur masqué livre

Tout récemment, un ancien de joueur de Ligue 1 a lancé dans l’anonymat un livre qui a pour titre ‘’Je suis le footballeur masqué’’ (Hugo Sport), dans lequel il lève le voile sur les méandres de la Ligue 1. Des histoires croustillantes à faire rougir les dirigeants de la fédération française de football (FFF) et qui s’avèrent très critiques envers l’état actuel du football français et mondial.

L’entraîneur For Export

Parmi les 16 équipes Coupe d’Afrique, cinq sont menées par un sélectionneur français. Pourtant, la formation des entraîneurs laisse grandement a désirer, surtout que le plus gros travail à faire est du coté de la FFF.

« Ils savent se tenir debout à côté d’un paperboard, mais ça ne veut pas dire qu’ils sont bons. Ce sont des entraîneurs tacticiens. Ils se creusent la tête, ils se masturbent l’esprit pour le jeu. Un schéma, un seul. On apprend tous la même chose. Sauf qu’ils sont incapables de gérer un groupe. Faire passer un message, être compris, c’est ce qu’il y a de plus difficile. »

Les sponsors obligent

Vous avez assurément remarqué que la nouvelle tendance foot coté style est de mettre des chaussures très flash, que ce soit les Nike ou Adidas mais cela ne fait pas l’affaire de tous.

« Moi j’aimais bien les Adidas Pure, les Copa, leur côté vintage revisité. Malheureusement, j’ai dû jouer avec des Nike jaune fluo. Je n’en voulais pas. Parfois, je maquillais mes chaussures en noir. Le sponsor appelait le club, et me remettait dans le droit chemin du jaune flashy. »

Le footballeur masqué revient sur sa carrière dans les années ’90;

« Quand j’ai commencé, il n’y avait que Marco Simone qui jouait en chaussures blanches. Il savait qu’il jouait bien, que c’était lui la vedette. Beckham a démarré en chaussures blanches. Il fallait toujours que le mec soit bon pour se permettre ça. Toi, si tu essayais des chaussures blanches, on te disait vite d’en remettre des noires. Tu te faisais chambrer. »

La confiance constamment mise en doute

Les jeunes joueurs autant que les plus vieux sont très influençables, et lorsqu’il y avait cette mode de Bentley à l’entraînement ou à l’avant match, même les jeunes joueurs à petit salaire en voulaient une. Le contrat a peine signé, les joueurs étaient prêts a manger des chips et du poulet pour sauver le plus d’argent possible car ils n’arrivaient pas a payer à la fin du mois. Les joueurs en France font confiance a ce qui est cher et du coup, ils sont tous influençable car personne ne les conseille.

Les magouilles des contrats

Même en tant que journaliste, lorsque nous lisons qu’un joueur gagne tel ou tel montant par mois, nous savons déjà que nous sommes loin de la vérité. Il y a les primes, les renégociations et les différentes clauses. Il suffit simplement qu’un joueur soit appelé en équipe nationale pour que trois mois plus tard le contrat soit renégocié à la hausse, en raison du changement de statut du joueur.

« Il te manque un match pour toucher telle ou telle prime, tu demandes à l’entraîneur de te faire jouer. Il peut te faire rentrer à dix minutes de la fin dans un match gagné d’avance parce que ça va te permettre de décrocher ta prime. Tu peux même t’entendre avec l’entraîneur et lui reverser une partie de la prime. Beaucoup d’entraîneurs ont fait ça. Tu peux tout faire. Je connais certains entraîneurs qui récupéraient pas mal de blé comme ça sur les mecs qu’ils faisaient jouer.’ »

Tous les extraits sont tirés du livre mentionné plus haut. La Ligue 1 à bien une chose a elle, elle est unique et sa personne va le contredire.