Ambroise Oyongo, l’ambitieux

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Ambroise Oyongo ne laisse pas de place au doute en ce moment, allant ainsi à contre-courant de bon nombre de partisans de l’Imapct. Une attitude habituelle chez le Camerounais, qui a fait de sa motivation et de son ambition les fondations principales de sa carrière.

Ambroise Oyongo n’est pas homme à se défiler. Malgré les résultats inquiétants des dernières semaines, et avant un match couperet face aux Earthquakes de San José dans un Stade Saputo qui a appris à siffler ses ouailles après plusieurs matchs pathétiques, il reste ambitieux, fidèle à sa réputation de guerrier.

Pour lui, cela ne fait aucun doute : « Si on y croit, la saison se terminera le 10 décembre avec la finale de la MLS. »

Actuellement  cinquième à l’est, et donc virtuellement qualifié pour les barrages, l’Impact avance cependant au ralenti depuis le début de l’été. La faute, selon Ambroise Oyongo, a un mental fragilisé par une défaite mal venue : « C’est vrai que Chicago a pesé dans les têtes. Quand une équipe ne gagne pas sur la route pendant deux ans et qu’elle vient gagner chez toi… c’est difficile à croire. C’est à ce moment-là qu’on a commencé à réfléchir, et ce n’est jamais bon de trop réfléchir » élude-t-il.

Dans un vestiaire où les signes publics d’amitié se font rares et où la musique a disparu après les matchs, contrairement à la fin de saison passée qui se déroulait au rythme des chansons africaines imposé au vestiaire – qui y prenait goût de bonne grâce – par Didier Drogba, Hassoun Camara et l’international Camerounais, l’évocation d’un problème au sein du groupe a pu apparaître. Ambroise Oyongo ne manque pas de balayer cela du revers de la main en assurant : « On a fait beaucoup de sorties en groupe. On a fait du paint-ball, du bowling… Ça rigole bien dans le vestiaire. On reste confiants, tranquilles. J’ai aussi confiance quand je vois ça. » Reste désormais à traduire cette confiance en performance.

Les prestations d’Oyongo, régulièrement saluées, ont néanmoins connu quelques accrocs au cours du mois d’août, alors que plusieurs buts encaissés par le 11 Montréalais sont venus de son côté. Si cette réalité est dérangeante, Ambroise Oyongo rappelle néanmoins que ce problème dépasse largement son cas personnel et que la solution, comme souvent, réside dans une prise de conscience collective. Alors que « [sa] façon de jouer, c’est de [se] porter  vers l’avant et apporter offensivement », le défenseur appuie l’idée que le travail effectué à l’entraînement sur la couverture du milieu de terrain lorsqu’il monte va payer. Il estime d’ailleurs que sa relation avec Harry Shipp dans cet aspect du jeu commence à se huiler.

Un avenir international

Titulaire au sein de la défense de l’équipe nationale du Cameroun, qui va débuter sa campagne de qualification pour le Mondial 2018 au mois d’octobre au sein d’un groupe très relevé qui compte notamment l’Algérie, le Nigéria ou encore la Zambie, Ambroise Oyongo risque également d’avoir un hiver chargé avec la Coupe d’Afrique des Nations, qui démarre le 21 janvier 2017.

Si d’aventure la saison de l’Impact devait se terminer prématurément, le temps de vacances pourrait être fort préjudiciable pour le numéro 2 de l’Impact. Alors qu’un tel événement requiert une préparation optimale, Ambroise Oyongo l’assure, il n’a pour l’instant aucun plan B : «Dans ma tête, la fin de saison, c’est le 10 décembre. Je pourrais enchaîner après quelques jours de repos. Si tout se passe bien, j’aurais juste le temps de me reposer une semaine et ensuite aller en stage. Pour le moment, je ne pense pas à la possibilité d’être à l’arrêt plus tôt. »

Aussi bien titulaire avec l’Impact de Montréal qu’avec l’équipe du Cameroun, dont il porte les couleurs depuis 2013,  l’arrière latéral voit  sa côte grimper à l’étranger, en particulier en France.  Au moment d’évoquer les rumeurs de l’été qui l’envoyaient dans l’hexagone, Amboise Oyongo reconnaît « des contacts avec Guimgamp et Lille » , mais assure dans le même temps : «  Je ne  me suis pas dispersé, car je me serais perdu dans ma saison. Je suis resté concentré. Il ne faut pas forcer les choses, les choses qui viennent naturellement durent plus longtemps. »

Fidèle à l’Impact malgré les sollicitations, il ne manque pas de souligner le fait que sa trajectoire est concordante à celle de son club, car «  c’est aussi grâce au club que tous ces gens sont venus autour de moi. Cependant, si aujourd’hui on ne va pas aux play-offs, je ne vois pas comment ils peuvent revenir. Il faut donc avant tout finir la saison dans de très bonnes conditions. »

L’Impact a donc de l’avenir !